Cette belle demeure fin 19 ème a un passé formidable, un cadre accueillant et agréable.
Au rez de chaussée un hall d'entrée impressionnant vous fera passer le pas dans la fabuleuse histoire des Pottecher de Bussang. Le salon, pièce très agréable abrite la bibliothèque de la maison, où il suffit de franchir une porte pour se retrouver dans la salle à manger orné au plafond d'une fresque et au mur d'une tapisserie médiévale, imaginez un feu la cheminée et vous serez séduit par l'endroit chargé d'un passé glorieux. Le jardin d'hivers dont les vitraux sont de 1896 est un lieux de détente, agrémenté d'un billard français, une table d'échec… de quoi se divertir en fin de soirée.Le premier étage est réservé aux chambres d'hôtes.
Un peu d'histoire pour vous donner l'ambiance des lieux.
Cette maison à appartenu durant plusieurs génération a la famille Pottecher.Antoine Pottecher lance à Bussang la production de cuillères et de fourchettes en fer dans une forge dont il vient de faire l'acquisition : et voici le commencement du succès de la famille avec les Ets Pottecher et Cie.Son fils Benjamin Pottecher choisit de s'investir dans l'action sociale, entre autre la fondation d'un hôpital pour les plus démunis. Patron luttant pour la classe ouvrière réduisant de son propre chef la journée de travail de 12 heures à 9 heures, pour être enfin l'un des premiers à appliquer la journée de 8 heures. Il ne faudra pas oublier son implication dans la commune dont il a été le maire. La maison fût ainsi utilisée par FR3 pour un téléfilm « mon ami Benjamin » qui retrace la fameuse épopée de ce dernier. Le film réunit dans un casting impressionnant Pierre Arditi, Jean Reno et bien d'autres acteurs connus, certains ayant même séjourné dans cette belle demeure.
Maurice Pottecher fils de Benjamin crée un théâtre en 1895 : le Théâtre du Peuple de Bussang. Imaginez vous un théâtre unique en son genre, tout en bois dont la scène a le ciel pour toit et le fond la forêt sur flan de montagne. « Le Padre » décède en 1960 à l'âge de 92 ans, en son hommage sa tombe réside dans le parc du théâtre..
Frédéric Pottecher, « une voix pour la justice ». Dans sa jeunesse sa vocation aurait plutôt été d'être comédien. Mais ces talents seront mis pendant une soixantaine d'année au service de la justice en tant que chroniqueur judiciaire. Il fera vivre avec forte émotion, les plus grands procès de ce siècle, criminel ou politique dont certaine affaires ayant marqué toutes les mémoires, entre autre celle de Pétain, Eichmann, Salan, Barbie, Touvier, Dominici, Petiot, Simone Weber ou Marie Besnard.